


















Les soldes ont lieu deux fois par an, pendant quatre semaines, et leurs dates sont fixées par la loi. En 2027 :
Les magasins ouvrent les hostilités à 8 heures du matin le premier jour. Les mêmes dates s'appliquent aux boutiques en ligne, quel que soit le pays depuis lequel elles expédient : il n'existe pas de calendrier distinct pour l'e-commerce.
Parce que la loi ne fixe pas une date mais une règle. Les soldes d'hiver commencent le deuxième mercredi de janvier, avancé au premier mercredi lorsque ce deuxième mercredi tombe après le 12. Les soldes d'été commencent le dernier mercredi de juin, avancé à l'avant-dernier lorsque le dernier tombe après le 28.
En 2027, le deuxième mercredi de janvier est le 13 : la règle s'applique et les soldes démarrent le 6. En juin, le dernier mercredi est le 30 : le départ est ramené au 23.
Quelques territoires conservent un calendrier propre :
À noter : les Alpes-Maritimes et les Pyrénées-Orientales, qui bénéficiaient autrefois de dates spécifiques pour les soldes d'été, suivent désormais le calendrier national.
Les soldes ne sont pas une promotion comme une autre : c'est la seule période de l'année où un commerçant a le droit de vendre à perte. En contrepartie, plusieurs obligations s'imposent à lui.
La durée est passée de six à quatre semaines avec la loi PACTE de 2019, applicable depuis 2020.
Oui. Les promotions sont libres toute l'année, et certains rendez-vous concentrent des remises comparables : le Black Friday en novembre, les French Days au printemps et à l'automne, les ventes privées organisées par les enseignes quelques jours avant l'ouverture officielle. La différence tient à la vente à perte, qui reste interdite hors soldes : les démarques les plus fortes, celles de fin de période, n'ont pas d'équivalent le reste de l'année.
C'est le moment de l'année où les prix sont les plus bas, sur une durée suffisamment longue pour ne pas acheter dans la précipitation. Plutôt que de céder à un coup de cœur en vitrine au mois de décembre, mieux vaut noter l'article, relever son prix habituel et attendre janvier : c'est aussi le seul moyen de juger si la démarque annoncée en est réellement une.
Les soldes sont également la bonne fenêtre pour les achats importants et différés, l'électroménager et le mobilier en particulier, où la remise en valeur absolue est la plus élevée.
L'argument le plus souvent avancé est que l'abondance de promotions pousse à acheter ce dont on n'a pas besoin : les économies réalisées sur chaque article sont alors annulées par le volume. S'y ajoutent l'affluence en magasin, les files d'attente et un choix qui se réduit à mesure que la période avance.
Les défenseurs du commerce de proximité soulignent par ailleurs que la mécanique favorise les grandes enseignes, dont les marges permettent d'encaisser des démarques que les indépendants suivent difficilement. Certains commerçants choisissent d'ailleurs de ne pas solder du tout.
Le bon moment si vous cherchez un article précis. Le stock est complet, ce qui compte surtout pour l'habillement et la chaussure, où les tailles courantes partent en quelques jours. Les remises tournent généralement autour de 20 à 30 %.
Les enseignes procèdent par paliers, en général une nouvelle démarque par semaine. La deuxième et la troisième offrent le meilleur compromis entre le niveau de remise et ce qu'il reste en rayon.
C'est là que les réductions sont les plus fortes, jusqu'à -70 ou -80 %, les magasins cherchant à liquider avant la clôture. En contrepartie le choix est très réduit : à privilégier si vous n'avez rien de précis en tête et que vous cherchez la bonne affaire.
Les deux mots sont souvent employés l'un pour l'autre, mais ils ne recouvrent pas la même chose. Les soldes sont encadrées par la loi, limitées à deux périodes de quatre semaines, autorisent la vente à perte et interdisent le réassort une fois le stock écoulé. Les promotions, elles, peuvent avoir lieu à n'importe quel moment, sur n'importe quelle durée, mais la vente à perte y reste interdite. C'est ce qui explique que les remises de fin de soldes n'aient pas d'équivalent le reste de l'année.
Le mercredi est un compromis. Il évite le lundi, jour de fermeture de nombreux commerces, et le samedi, où l'affluence rendrait l'ouverture ingérable. Il laisse aussi aux enseignes le début de semaine pour réétiqueter et réagencer les rayons, et il permet à une partie du public de se libérer en journée avant le week-end, où le gros du chiffre se fait.
Si vous ne trouvez pas votre bonheur près de chez vous, quelques destinations valent le déplacement pendant la période.
Les soldes belges suivent un calendrier différent du calendrier français : elles se tiennent en janvier et en juillet, à des dates fixes. Un déplacement peut donc permettre de prolonger la période, ou de la commencer plus tôt selon les années. Une nuance à connaître : en Belgique, le mois qui précède les soldes est une « période d'attente » durant laquelle l'habillement, la maroquinerie et la chaussure ne peuvent pas annoncer de réductions.
Les démarques ne se valent pas d'un rayon à l'autre. Les plus intéressantes se concentrent sur :
À l'inverse, les nouveautés sorties juste avant la période et les produits en forte demande sont rarement soldés, ou de façon symbolique.